Aquò d'Aqui


Lo dire d’Elie Lebre (15)

Comment un paysan provençal du XXème siècle disait son temps, les saisons, le bon sens... dans sa langue de tous les jours. Quinzième semaine…

Ouvrage édité par l'Aeloc
L’agriculteur érudit et curieux Elie Lèbre (Cucuron –  Luberon : 1920-91) par bonheur rencontra l’occitaniste Madeleine Jaquier, et le fruit d’années de collectage nous a permis d’en savoir beaucoup sur la manière vivante et quotidienne de parler provençal.
 
Avec l’aimable autorisation d’Alain Barthelémy-Vigouroux qui a organisé la masse de notes et d’enregistrements issus de ce travail, nous vous en offrons un morceau chaque semaine, en vous recommandant d’acquérir le livre édité par l’Association Pour l’Enseignement de la Langue d’Oc .






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Le Port de Bouc de Baumasse en Gafette


« Ce petit opuscule n’a aucune prétention toponymique » prévient Robert Perrotto-André. Mais il pourrait aider le curieux à se promener intelligemment. D’autant que l’auteur soigne sa particularité dans le siècle ; il l’a écrit en provençal comme en français.



Le Port de Bouc de Baumasse en Gafette
Parler toponymie, en Provence, c’est un peu réaffirmer l’importance des langues qui ont précédé le français.
 
Avec « Origine provençale de quelques noms du Port de Bouc », Robert Perrotto-André signe, chez Lacour, un livre bilingue pour dire son terroir.
 
Les noms de lieux y font évidemment souvent référence au monde de la mer et du littoral. Ainsi de cette plage des Ourses.

Aucun plantigrade n’est jamais venu bronzer là ; mais les « ourses » sont en occitan les vagues violentes que la largade, ce vent de mer puissant, jette sur les galets du littoral.
 
Idem de la Gafette, ancien quartier de pêcheurs, qui a pris son nom de l’hirondelle de mer ; elle devait y abonder.
 
Ou encore du Plan d’Aren, qui littéralement signifie « plaine de sable », entendez "plage"…
 
L’auteur, médecin retraité, ne cache pas que, parfois, le nom de lieu résiste au diagnostic. Ainsi de l’étang du Pourra. Viendrait-il de l’occitan « pòrri » en raison de l’abondance de poireaux sauvages ? ou de l’odeur estivale, pas vraiment comparable à la rose ?
 
Robert Perrotto semble considérer, à ce propos, que ses pairs en toponymie considèrent un peu trop facilement que ce qui leur échappe est donc pré-indoeuropéen…Il s’attirera ici sans doute les critiques de certains d’entre eux.
 
En attendant,  on trouvera une bonne part des noms de lieux du Port de Bouc, et les explications de Robert Perrotto-André pourront être lues aussi bien en provençal qu’en français.
 
Une occasion de marcher, carte en mains, dans ce terroir marqué par l’eau et les activités industrielles, mais trop délaissé des curieux.

Ed. Lacour, tel. 04 66 67 30 30

Mercredi 4 Mars 2015
Michel Neumuller




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