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Journée historique pour les langues régionales

La loi dite Molac donnera des droits à l'enseignement des langues minoritaires en France, enfin ! ça ne s'est pas fait tout seul.

Bien des lecteurs d'Aquò d'Aquí ont été surpris, le 8 avril, du vote écrasant des députés en faveur de la loi de Protection des langues régionales, avancées par le groupe parlementaire Libertés et Territoires. Pourtant une observation un peu fine des évènements qui ont conduits à cette issue aurait rassurée plus d'un.

















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Le Port de Bouc de Baumasse en Gafette


« Ce petit opuscule n’a aucune prétention toponymique » prévient Robert Perrotto-André. Mais il pourrait aider le curieux à se promener intelligemment. D’autant que l’auteur soigne sa particularité dans le siècle ; il l’a écrit en provençal comme en français.



Le Port de Bouc de Baumasse en Gafette
Parler toponymie, en Provence, c’est un peu réaffirmer l’importance des langues qui ont précédé le français.
 
Avec « Origine provençale de quelques noms du Port de Bouc », Robert Perrotto-André signe, chez Lacour, un livre bilingue pour dire son terroir.
 
Les noms de lieux y font évidemment souvent référence au monde de la mer et du littoral. Ainsi de cette plage des Ourses.

Aucun plantigrade n’est jamais venu bronzer là ; mais les « ourses » sont en occitan les vagues violentes que la largade, ce vent de mer puissant, jette sur les galets du littoral.
 
Idem de la Gafette, ancien quartier de pêcheurs, qui a pris son nom de l’hirondelle de mer ; elle devait y abonder.
 
Ou encore du Plan d’Aren, qui littéralement signifie « plaine de sable », entendez "plage"…
 
L’auteur, médecin retraité, ne cache pas que, parfois, le nom de lieu résiste au diagnostic. Ainsi de l’étang du Pourra. Viendrait-il de l’occitan « pòrri » en raison de l’abondance de poireaux sauvages ? ou de l’odeur estivale, pas vraiment comparable à la rose ?
 
Robert Perrotto semble considérer, à ce propos, que ses pairs en toponymie considèrent un peu trop facilement que ce qui leur échappe est donc pré-indoeuropéen…Il s’attirera ici sans doute les critiques de certains d’entre eux.
 
En attendant,  on trouvera une bonne part des noms de lieux du Port de Bouc, et les explications de Robert Perrotto-André pourront être lues aussi bien en provençal qu’en français.
 
Une occasion de marcher, carte en mains, dans ce terroir marqué par l’eau et les activités industrielles, mais trop délaissé des curieux.

Ed. Lacour, tel. 04 66 67 30 30

Mercredi 4 Mars 2015
Michel Neumuller




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Nos villes avec leur nom historique et sans enquiquineur procédurier

Un aspect de la loi Molac, votée le 8 avril, est resté à tort dans l'ombre : le droit de nommer ses rues et ses entrées de ville sans être harcelé par un obsédé de la langue unique.

De la loi loi nº 2548 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, désormais connue sous le nom de son promoteur, Paul Molac, nous avons surtout retenu les articles permettant de renforcer l’enseignement bilingue dans les établissements publics.

 

Cependant s'il est un aspect de la promotion des langues minoritaires qui a été négligé par les commentateurs, c’est celui de la signalétique bilingue. C’est un tort car cette possibilité, enfin débarrassée des attaques imbéciles de soi-disant libres penseurs, fera évoluer les mentalités de nos concitoyens, à qui sera rappelée aisément la fierté de leur terroir.




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