La carte qui parle croquant

Une unité du CNRS a mis au point, avec l'aide de locuteurs, une carte de France des (nombreux) parlers des différentes langues autochtones territoriales.

126 ! Voilà le chiffre incroyable des dialectes différents des langues de France, tels que répertoriés pour vos oreilles par un laboratoire du CNRS, à Orsay.

 






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Viure Òc, le patrimoine drômois de tous


DROME. Le huitième stage Viure Òc a réuni les occitanistes du sud comme du nord. Le projet commun : valoriser le patrimoine et le faire connaître. Pour cela quoi de mieux qu’une bonne vieille carte géographique ? Ses noms francisés viennent de quelque part…



Un peu de convivialité sur un peu de convivialité, sur un peu...font un stage plutôt agréable (photo MR DR)
Un peu de convivialité sur un peu de convivialité, sur un peu...font un stage plutôt agréable (photo MR DR)
« Nos stages en Drôme attirent des occitanophones du Sud comme du Nord du département, autrement dit, si certains s’expriment en provençal, d’autres parlent en vivaro-alpin ». Pensez-vous que ce soit un problème, pour Daufinat-Provença Terra d’Òc ? « Une chance plutôt ! » réagit Mirelha Roube, qui en fut la présidente avant Danièla Tosello ; « une chance pour tous de prendre conscience de l’extraordinaire richesse dialectale de la Drôme ». Une chance d’être plus attentif à l’autre, même si l’intercompréhension ne pose vraiment aucun problème.
 
C’est que la trentaine d’afogats venus des six groupes locaux réunis dans DPTO (Portes-les-Valence, Dieulefit, Nyons, Crest, Montelimar et Puy-saint-Martin) au dernier stage Viure Òc à Selhans, avaient beaucoup à se dire et à entendre.
 
« Nous avons une grande envie de connaitre notre patrimoine, de le partager, et de savoir comment il peut s’inviter dans la modernité », reprend Mireille Roube. « Nous avons en particulier visité la Magnanerie de Salhens, et pris conscience qu’on y mène des recherches sur la résistance du fil de soie, qui ouvre des perspectives à la production de vêtements sportifs…ou de gilets pare-balles ! ».

Toponymie car les noms de lieux révèlent l'occitanité du pays

Même intérêt au Musée de l’Artisanat de la commune montagnarde de Mirable Blacons, dont l’extraordinaire collection d’objets du quotidien paysan a surpris les stagiaires de Viure Òc.
 
L’occitanisme drômois a profité de ce moment de retrouvailles, le 6 mai dernier, pour présenter une exposition consacrée à la toponymie locale, et parler de ses projets, en particulier d’actions en faveur de la connaissance et de la mise en valeur du patrimoine en occitan.  « Pour ça la toponymie est un excellent véhicule, la carte dit aux gens leur pays, les façons de dire, » reprend Mireille Roube et les activités ou les particularités, en occitan…Mais qui le sait ? Donc nous allons mettre en lumière cet occitan des cartes ».

Lundi 15 Mai 2017
Michel Neumuller





1.Posté par Lo raiòu le 15/05/2017 19:40
" E per de qué prendriatz pas lenga emb de Mossur Laurenç Revèst qu'es escrivan, traductor, dialectològue, doctor en linguistica e president onorari dau Centre Culturau Occitan País Nissart e Aupenc ? Publica d'articles fòrça enteressants, mena de recèrcas qu'o son encara mai e que jonhisson completament vòstre projèct au torn de la toponimia. Auriatz, ço me sembla, bien de causas de partatjar. "
Als que legiràn aqueste comentaris, se vos plai, manquessiatz pas de lo far passar au monde associatiu de Droma. Gramecí d'avança.

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