Catalogne : pourquoi le référendum d’autodétermination ?

Depuis que les Félibres ont chanté « Catalan de liuen o fraire… », nos voisins, frères linguistiques, ne nous laissent pas indifférents. Le premier octobre prochain ils choisissent de devenir indépendants, ou pas. Essayons d’expliquer pourquoi et comment.

Les médias français ont un mal certain à appréhender la réalité de la situation politique catalane d’Espagne. Avec, disons-le, une tour Eiffel en tête, les journalistes de la télévision hexagonale, en général, plaquent une conception française sur une réalité catalane.






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Polifònic System met le trad à l’heure des musiques amplifiées

Vendredi à Nîmes, avec également Du Bartàs


NIMES. Groupe éphémère mais régulièrement reformé, il anime la scène nîmoise et surtout fera danser le public avec une proposition musicale aussi déjantée que traditionnelle revisitée.



Ange B, Manu Théron, Henri Maquet et Clément Gauthier (photo Santi Oliveri DR)
Ange B, Manu Théron, Henri Maquet et Clément Gauthier (photo Santi Oliveri DR)
Le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas une réunion d’inconnus qui animera la soirée Trad session, au Paloma, le club, à Nîmes, vendredi 21 à partir de 22h. L’inventeur de l’électro-balèti, le reviscolaire du chant polyphonique marseillais, le rénovateur de l’art troubadouresque de la tenson et un jongleur de musiques populaires s’allient pour créer Polifònic System. Cette réunion d’artistes d’Arles, Toulouse, Marseille et des Cévennes se produira sur la scène nîmoise des musiques du monde.

Le groupe se reforme en quelques occasions, comme au ZinZan Festival des Baux et d’Orgon, en août 2011, pour faire danser le public.

Polifònic System puise dans le vieux fonds traditionnel des chants à danser des pays d’Oc, et tente de refléter la variété de ce répertoire en le frottant comme un ail sur un crouton aux codes des musiques amplifiées d’aujourd’hui, notamment électroniques. Tout l’éventail des possibilités du chant populaire et des danses traditionnelles est convoqué, parfois détourné pour permettre à tout béotien de se les approprier.

Pendant qu’Ange B. (Fabulous Trobadors) décline tous les sons qu’un micro et une bouche peuvent produire, du plus percussif au plus suave, Henri Maquet (Delta Sonic) bâtit un univers limpide et joyeux avec ses flûtes autoproduites, rejoint par Clément Gauthier (Tornamai), tout en malices cévenoles et Manu Théron (Lo Còr de la Plana) qu’on ne présente plus.

Les quatre chanteurs, qui ont eu recours aux collectes sonores des ethno-musicologues à plusieurs reprises dans leurs parcours musicaux respectifs, mettent à profit ces emprunts dans leur réunion artistitique.

Polifonic System se vit comme un ring sur lequel chacun envoie son coup et y répond en toute complicité. Ce balèti revisite les standards, sans projet de rénovation ou de conservation clef-en-main.

Henri Maquet Ange B. Clément Gauthier et Manu Théron, avec fantaisie se souviennent aussi que  la danse c’est bouger, se distraire et s’élever.

Les artistes : Ange B, Manu Theron, Clément Gauthier, Henri Maquet ... et Du Bartàs

Ange B crée les Fabulous Trobadors au cours des années 80 avec Claude Sicre, à Toulouse. Le projet des artistes est aussi citoyen, et en organisant une vie de quartier, ils contribuent à recréer la convivialité. Leurs duels de tchatche, qui font appel à la tradition troubadouresque de la tenson, préfigurent une génération de sampleurs.

La pratique instrumentale de Clément Gauthier est centrée autour de la musique à bourdons et du jeu des cornemuses telles que la Chabrette, la Boudègue, mais également des flûtes obliques  comme les Kaval, Kawalleh et Nay. Il forme aussi à la pratique du chant traditionnel méditerranéen.
 
Après séjours et voyages en Italie méridionale et Bulgarie où il découvre le chant, Manu Théron fonde à Marseille Gacha Empega, puis Lo Còr de la Plana, un chœur d’hommes qui connaît le succès. On peut dire qu’il met en place, vers 1995, les fondations d’une tradition à venir, le chant polyphonique occitan à Marseille. Il essaime en formant de nombreux chanteurs et chanteuses.
 
Henri Maquet, dans le pays d’Arles, est un facteur d’instrument original. Il puise souvent dans la nature, et fait de la canisse, véritable mauvaise herbe de Camargue, une source de joies musicales. Ce diplômé de musicologie et d’ethnologie jouer régulièrement avec Gaël Hemery, Jan-Maria Carlotti et a créé avec d’autres le Collectif Tapenade, organisateur entre autres du ZinZan Festival.

A noter absolument que le groupe languedocien Du Bartàs, sera de la soirée. Energie positive, en occitan ou en arabe dialectal, avec des rythmes de fêtes, dans un monde dont le groupe dit combien il ne va pas si bien...Là c'est à ne pas manquer.
Du Bartàs, l'autre invité de la Trad Session nîmoise (photo MN)
Du Bartàs, l'autre invité de la Trad Session nîmoise (photo MN)

Mercredi 19 Octobre 2016




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