La carte qui parle croquant

Une unité du CNRS a mis au point, avec l'aide de locuteurs, une carte de France des (nombreux) parlers des différentes langues autochtones territoriales.

126 ! Voilà le chiffre incroyable des dialectes différents des langues de France, tels que répertoriés pour vos oreilles par un laboratoire du CNRS, à Orsay.

 






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En occitan à la Cité de la Musique de Marseille


Miquèu Montanaro, un projet sur l’art du trobar, La Mal Coiffée, Les Dames de la Joliette…la langue d’oc fait ses games plus d’une fois cet automne dans ce laboratoire de la fusion et de la convivialité musicale.



Les Dames de la Joliette au grand complet, arrangeur et compositeur compris. Elles seront sur la scène en octobre (photo MN)
Les Dames de la Joliette au grand complet, arrangeur et compositeur compris. Elles seront sur la scène en octobre (photo MN)
La Cité de la Musique à Marseille a vu naître nombre de projets musicaux dits « occitans », et favorisé ceux qui cherchaient la fusion avec d’autres cultures musicales.
 
Cette fin d’année 2016 sera bien dans l’état d’esprit, dès le 29 septembre, avec Nova Troba,(Cometa que brilha per l’Occitània). Une fine équipe (le compositeur Gil Aniorte-Paz, la chanteuse Annie Maltinti, le contrebassiste Juan Jaime Ruiz Leite, le percussionniste Nicola Marinoni et l’accordéoniste François Escojido) va essayer de faire vivre l’art du « trobar », qui a rayonné dans tout le monde latin. En occitan et portugais le groupe réuni pour ce projet, mettra en valeur la poésie de Robert Lafont. Pour cette occasion Nova Troba invite le Pernamboucain Rodrigo Samico, et le Provençal Miquèu Montanaro, deux maîtres en matière de rencontres musicales  interculturelles.
 
La Cité de la Musique invitera peu après, les 13 et 14 octobre, à nouveau Annie Maltinti et Gil Aniorte Paz, avec leurs amies Sylvie Aniorte-Paz, Maura Guerrera, Nadia Thighidet et Kalliroi Raouzeou, c’est-à-dire Les Dames de la Joliette, un quintet vocal qui revisite les traditions musicales de Méditerranée, n’hésite pas à chanter dans plusieurs langues, et axe tout son projet sur la créativité féminine. Et ça n’est pas triste, nous l’avons constaté en mai dernier aux Joutes musicales de Correns, où leur jeu de scène met une belle ambiance dans le public. A cette occasion, Aquò d’Aquí vous proposera d’ailleurs le portrait de groupe réalisé à cette occasion. Si le 13 octobre, le public est invité à entendre les artistes parler de leurs textes (Louisa Paulin, Kiki Demoula, Alfonsina Strorni…) à la Médiathèque L’Alcazar (entrée libre à 17h30), le lendemain, elles se produiront sur la scène de la Cité de la Musique elle-même, où elles renouvelleront peut-être l’art de la tenson

Al Andalus et Jardins d'Espagne

Laurent Cavalié met en musique Jean-Marie Petit et Léon Cordes pour La Mal Coiffée (photo MN)
Laurent Cavalié met en musique Jean-Marie Petit et Léon Cordes pour La Mal Coiffée (photo MN)
On ne devrait jamais faire l’impasse sur la musique arabo-andalouse sous toutes ses formes, tant elle dit la possibilité de l’entente entre les peuples et les gens. Deux dates permettront au public de s’y familiariser : le jeudi 27 octobre à 17h, à nouveau à l’Alcazar, où Gérard Kurkdjian et Françoise Atlan avec Moloud Adel, vont parler des rapports entre musique et sacré dans le judaïsme et l’islam en Méditerranée. Et ce rapport ne fut pas toujours facile. L’entrée est libre. Le 4 novembre, cette fois à l’auditorium de la Cité, le public retrouvera Mouloud Adel, avec tout un groupe de musique arabo-andalouse pour une illustration musicale de ce thème.
 
Le 2 décembre ce public retrouvera La Mal Coiffée à la Cité de la Musique. Le groupe polyphonique féminin languedocien s’est taillé un nom depuis 2003, et vient à Marseille pour illustrer le trobar de Joan-Mari Petit e de Léon Cordes, deux auteurs contemporain, à la langue particulièrement imagée, mise ici en musique par Laurent Cavalié, celui du groupe Du Bartàs.
 
Le programme de la Cité de la Musique de Marseille est loin de focaliser sur la musique occitane, et cette seconde partie de 2016 fera la part belle au jazz, au tango uruguayen ou à la musique contemporaine, quand ce n’est pas à la musique indienne. Pourquoi ne pas aller s’en rendre compte dès le 24 septembre, quand Nelly Decamp et le Quatuor de guitare de Marseille vous feront voyager dans les jardins d’Espagne…ou d’Amérique du Sud.
 
La plupart des concerts payants affichent un prix de 8 à 12€. Programme complet ici.

Dimanche 4 Septembre 2016
Michel Neumuller




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