Catalogne : pourquoi le référendum d’autodétermination ?

Depuis que les Félibres ont chanté « Catalan de liuen o fraire… », nos voisins, frères linguistiques, ne nous laissent pas indifférents. Le premier octobre prochain ils choisissent de devenir indépendants, ou pas. Essayons d’expliquer pourquoi et comment.

Les médias français ont un mal certain à appréhender la réalité de la situation politique catalane d’Espagne. Avec, disons-le, une tour Eiffel en tête, les journalistes de la télévision hexagonale, en général, plaquent une conception française sur une réalité catalane.






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Des pages en òc sous le sapin ou devant la crèche


C’est la trêve. Posez-vous un peu, ouvrez un livre en occitan, laissez tomber le reste…Et faites-vous plaisir en soutenant l’édition et les auteurs qui font œuvre durable, séduisante, et témoignent de la vitalité créatrice de votre langue régionale. Et puis parfois, allez, laissez-vous aller à lire même en français…si cela vous permet de mieux entrer dans le texte en oc. Enfin, pardonnez-nous nos oublis, et faites nous les discrètement savoir, on en tiendra compte.



Los Ignorants (Etienne Davodeau)

Des pages en òc sous le sapin ou devant la crèche

 Corinne Lhéritier, institutrice de Calandreta à Montpellier, est une afogada de BD…Un jour elle a simplement envoyé un mail à l’auteur du Chien qui louche, maître du passage de l’intime à l’universel. « Il m’a répondu dans les deux heures, il était d’accord pour que je traduise Les Ignorants ! » Quatre ans après, voici ce « récit d’une initiation croisée ». L’auteur s’insère dans le quotidien d’un vigneron, et apprend, nous apprend, beaucoup sur le métier, le produit, et surtout cet indéfinissable trait culturel qui nous unit à tout ce qui concerne le cep. Los Ignorants est ici rédigé en occitan du Languedoc, vif et imagé, avec tout le jargon du métier. Corinne Lhéritier, cependant, est provençale de Nîmes. Elle a demandé l’assistance de Josiane Ubaud, et l’ouvrage de 272 pages est un bijou d’imprimerie (fait à Nîmes aussi par Mondial Livre). Vendu 25€ + frais de port, il peut aussi être commandé à terairol@gmail.com et vous sera adressé avec un ex libris de Davodeau.
Ed. Terairol, avec l’autorisation de Futuropolis

Divèndres o la vida salvatja ( Michel Tournier

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L’ouvrage publié à la fin des années 1970 est bien de son temps. L’auteur fait riper le centre d’intérêt du mythe de Daniel Defoe en donnant la place centrale à Vendredi. Le Sauvage a le premier rôle, il était temps ! Sèrgi Carles l’a traduit en un languedocien simple et clair, avec un sens certain du rythme narratif. Le traducteur, auquel s’adresse régulièrement Letras d’Oc, a déjà parfait un André Brinks monumental (Una cadena de Votz) entre autres. Extrait : « En tornant a la fortalesa, Robinson vegèt l’Indian que jogava amb Tenn (un chin), tot nud. S’ambufèt de l’impudor del salvatge e de l’amistat que semblava èsser  nascuda entre el e lo can ».
140 p. 15€

Cardo (Sarà Laurens)

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L’auteure a longtemps « testé » dans Aquò d’Aquí ces chroniques tirées du passé familial, dans une ville provençale marquée par la proximité entre protestants et catholiques, réunis par une culture véhiculée largement par l’occitan. Dans ces portraits de gens cocasses, touchants, hors norme, et avec le regard que leur porte une société étonnée, mais portée à la bienveillance, Sarà Laurens nous dit une sorte d’Andalousie, un temps heureux parce que, même dans la difficulté, vous n’étiez jamais vraiment seul. Extrait : "Misè Rossèla cridava d'orrors sensa se poder contrarotlar. I aviá dos subjèctes principaus d'òdi e d'escòrnas, Raimon, lo cafetier, e Fabiòla."

80p. 16€
 

Lou Pichot Tresor (Xavier de Fourvières)

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Le brave moine prémontré nous a laissé de très agréables relation de mission et de voyage (En Mountagno, Escorregudo en Angla-Tèrro, chez Jeanne Laffitte- Marseille). Sa version français-provençal du Tresor du Félibrige, légère, est marquée par le provençal que parlait l’ecclésiastique. Il s’avèrera nécessaire, pour éviter les errements d’autres dictionnaires, dont les auteurs ont pu penser qu’ils pouvaient réinventer la langue dans un univers d’où les locuteurs naturels ont quasi disparu. Les Editions des Régionalismes ont bien fait de re-composer l’ouvrage, qui n’était proposé qu’en reprint depuis des décennies.

140 p. 13,50€ , existe aussi en version pdf

Lo luec d’enluec (Thierry Offre)

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Thierry Offre a passé plusieurs mois aux antipodes au début des années 1980, dans une île paradisiaque, pour raisons scientifiques. Mais le paradis loin de tout, que des quasi inconnus vous obligent  à partager dans des conditions climatiques terribles, cela peut devenir facilement l’enfer…L’auteur a déjà utilisé cette situation dans un ouvrage écrit à six mains à la fin du siècle dernier : Trobar dolç around the world, où ses écrits voisinent avec ceux d’André Abbe et de Jean-Pierre Belmon. L’expérience humaine traverse tout ce « lieu de nulle part ». Offre est Marseillais, et veut s’inscrire dans la lignée de Victor Gelu, apôtre du parler populaire pour dire les choses essentielles. Mais c’était aussi lo biais de Brueys, dont Thierry Offre emprunte l’art de dire les cérémonies festives. Extrait : « es emmascat d’un pichon maumaridat sautaire, Guilhem, vengut son parasolesa. Es ansin. Quand de còps, s’aventura de li gratar lo bedelet, li venu na auça de tendrum ».

135 p. 12€ ed. Trabucaire

Le roman national français (Gérard Tautil)

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Fille perturbée de l’Etat Nation et du Néo-Libéralisme destructeur de frontière, l’extrême droite française se renforce sans cesse. Il est temps d’analyser ce phénomène de manière lucide, tant qu’on peut librement publier ! Gérard Tautil avait déjà commencé à filer cette pelote en occitan avec Psiquosi au Palais, il poursuit en français avec cet essai qu’il vaut mieux avoir lu avant le désastre électoral qu’après…Extrait : « Les électeurs populaires les plus touchés par la crise du système, face aux attentes, n’ont pas compris l’irresponsabilité et les conséquences politiques que chachent l’élection présidentielle et son référendum déguisé. Mais le parti frontiste, lui, a très bien compris l’occasion qui se présentait, fût-il le rejeton né aux forceps de cette Vè République : le jeu institutionnel qui a épuisé ses ressources peut lui permettre une percée à laquelle les précédent scrutins l’avaient invité ».

120 p.14€

L’occitan dans les tranchées (Ives Rauzier)

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Nombre de témoignages d’époque l’ont dit et répété : les poilus, en première ligne, étaient souvent des ruraux, peu éduqués par l’école, et parlant croquant. Les Bretons parlaient breton, les Occitans et les Corses occitan et corse, et ainsi de suite…Certains en sont même morts, tels Odde, le varois, forte tête fusillé parce qu’on accusait de lâcheté devant l’ennemi celui qui venait de résister, Lebel à la main. Ives Rauzier traque donc l’occitan là où on ne le voit pas de prime abord, dans les lettres aux familles envoyées du front, truffées d’expressions provençales ou de syntaxe du gascon. « Milles baisers de ton futur mari qui t’aime et que toit tu le fais souvrir d’amour et de lettre adieu ma Nine, ton gose » écrit au printemps 1918 Louis à Honnorine, restée à Béziers. D’autres parsèment leur lettres convenues en français approximatif d’une adresse plus intime, en langue du pays : « mé tarde de bène bous bése a touts n’ey faim aquis trop loung queste separatioun. Adiou a touts » sera le post-scriptum de Jean Henri à sa chère Hayda. Parfois la correspondance, c’est rare, sera toute en lengo nosto : « Quauques Prouvençaus an cantat « Prouvençau et catouli ». Lou menaire d’aqueles cantaires es lou serjant-major de la 5ème, lou felibre Arné qu’es de Marselha » écrit Louis Bonfils ». L’occitan est partout dans les tranchées…Il est le signe audible de la déconsidération de l’homme du Midi, mais les officiers sont aussi bien contents de pouvoir exiger de leurs soldats qu’ils ne s’expriment qu’en occitan devant les Alsaciens « libérés », dont ils imaginent qu’ils sont des agents à la solde de l’Allemagne…
 
60p. nombreuses illustrations. 9€ .      

Les passeurs de vie (Alain Andréoli)

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Le héros de ce roman enlevé et crépusculaire est un immigrant Italo-Libyen qui devra traverser mer et continent européen, et sera amené à découvrir la Corse et la Toscane secrètes. On rencontre les manes de Dante Alighieri dans ce récit qui s’attache à l’humanité…des hommes. Alain Andréoli l’écrit en français en pensant à sa traduction italienne comme occitane. Pilier du Ceucle Occitan de La Seina, il multiplie les dialogues sur la société idéale et a écrit un premier opus sur ce thème, Les Illusionnistes. Extrait : « l’idéal, déclara Ermelinda, serait d’aboutir à une véritable  démocratie linguistique reconnaissant  toutes les richesses patrimoniales que représentent les différents idiomes alors qu’en réalité on assiste à une véritable castration linguistique au profit d’un outil de communication perdant son âme ».
118p. illustrations. 15€                  

Lo qui marmusava dens l’escuranha (Howard Phillips Lovecraft)

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Le Vermont et la Nouvelle-Angleterre déploient leurs portes cachées vers l’enfer et leurs armées d’esprits malsains, chez Lovecraft, qu’on vous déconseille de lire la nuit si vous êtes seul(e) ! Ou bien alors, si vous sursautez à chaque craquement de plancher, tant pis pour vous… Et puis, si jamais vous vous rendez dans le Massachussetts, évitez absolument la localité d’Arkham, conseil d’ami…Ou rendez-y vous en compagnie d’un connaisseur des choses de l’étrange et des diables qui n’attendent qu’une fêlure dans la frontière des mondes, pour vous… Non, mieux vaut ne pas les invoquer, surtout après une inondation. Allez-y simplement accompagnés de Felip Biu, qui a traduit  « Celui qui chuchotait dans les ténèbres » (1930) ; ce sera plus prudent. Extrait : « e comprenetz çò qui significa si’vs disi qu’èi visitat trenta sèt còs celèstes diferents – planetas, estelas escuras e objèctes indefinibles ».
 
108p. 14€     

Fablèls Calhòls (Antonin Perbòsc)

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Grand collecteur de traditions, Antonin Perbosc (1861-1944) n’est pas prude, en témoignent ses « contributions au folklore érotique » à partir de dires d’écoliers. Les Fablèls calhòls que publient les Letras d’òc datent de 1936, et il n’a rien perdu de sa verve de 1907, ni de son esprit tourné à la comédie, voire au comique. Extrait : « l’escudièr tornèt las polidas fruscas panadas, e, gandidas, las banhairas desespauridas se bestiguèron rondament. Tot es adobat." Le travail d’éditeur est ici, à la fois sobre et beau.
 
165p. 20€. Letras d'Oc

De tot temps, de pertot (Gui Matieu)

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Ouvrez et dites-vous que, non, finalement, l’occitan n’est pas une langue territoriale, mais universelle. Gui Matieu vous en convainct en vous faisant partager l’eau dégoulinante, l’ennui des âmes, l’absence de futur rêvé, et la solitude dans le métro parisien. Le poète d’expression rhodanien  dit la capitale avec les mots qu’on n’attendait pas entre Canal Saint-Martin et Faubourg Saint-Honnoré. Extrait : « lo beret aflaquit sus sei vièlhei lunetas / s’avança tèste bassa e fai de pichòts pas. / Son avenir belèu que lo vei a sei pès. »
 
110p. 10€ IEO

Prénoms occitans (Arvei Lieutard)

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De « A »  (Adelina, Amòri…) à « Z » (Zacàrias, Zenòbia…) vous pourrez baptiser vos enfants de noms du pays…Mais bon, autant vous le dire, certains sont un peu tombés en désuétude. Enfin ! si vous tenez absolument à Dagobèrt ou à Macròbi, grand bien vous fasse…L’étymologie de chacun de ces centaines de prénoms vous est expliquée dans l’ouvrage, qu’on ne quitte plus.

125p. 9,95€

Diá-me-lo dins ma lenga (Gérard Betton)

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On publie bien trop peu en dialectes Nord-Occitan. La langue, dans les marches de l’Ubac, au contact immédiat de Lyon, puis de Paris, risque plus la disparition qu’à Nice ou Montpellier. Il faut donc plus de persévérance à ses auteurs pour marquer leur pays. Or, l’occitan vers Annonay dit aussi la société. Gérard Betton s’y emploie depuis trente ans dans un journal local. Ses chroniques, souvent cocasses, morales, regardent la société de notre temps avec un œil d’oc ! Football, femmes, prise de conscience culturelle, rien n’échappe au regard de cet auteur qui propose ici, à compte d’auteur justement, des textes courts avec leur traduction française en regard.  Extrait : « rintrat en Ardecha se paustè la question de la linga locala. Sa maire lhi diguèt que, la grand-maire, aviá ben, dins lo temps, un pauc parlat lo « patois… » Alara vouguèt ne’n conèisser un pauc mai ».
 

125p. 15€

Sosc (Louisa Paulin)

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La belle institutrice au regard profond est une des voix les plus sensibles de la langue d’oc. Née près d’Albi en 1888, c’est en Limousin qu’elle déploiera une œuvre douce, sans que la cécité survenue, ni la perte de ses enfants ne la privent de cet esprit créatif si sensible, que René Rouquier (1905-99) vous invite à entendre sur le CD joint à ce beau petit ouvrage relié cartonné, édité par Vent Terral. Ne ratez pas le « Per los qu’an pas de nom », évocation de ses ancêtres inconnus. Extrait : « mais direm a la Nòstra Nena, / que canta coma los ausèls, / que nòstre cèl es dins sos uèlhs, / e que, se vòl dormir, la Nena, / la farem Reina dels Angèls. »
 
16€

Etres fantastiques en Provence (Jean-Luc Domenge)

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Le jeune majoral du Félibrige déroule son travail de collectage depuis au moins trente ans en Provence, surtout varoise. Il aura tout approché : les chanteurs du quotidien rural, les contes, les compositeurs d’arrière bar…Le voici toujours chez l’éditeur associatif Patrick Meyer (Cantar lou Païs) à séparer le bon grain des êtres de mythologie locale racontés dans les villages, et l’ivraie des créations de conteurs du XIXè siècle, folklore souvent créé de toutes pièces pour un public en recherche « d’authentique ». Selon qui lui a raconté ceci ou cela, Domenge rédige en provençal ou en français. Extrait : « Tanta Finoun m’aprenguè que dins lou tèms lous gènts dóu Bourguet e de l’Ousta-mura avioun l’abitudo de vèire las fados pendènt lou supa ou la veiau. Ma luencd’èstre de bellos fremos, èron d’omes vestis de negre, amé un chapè que calavo sus lous uès » (Les fados d’entraunos)
 
388p. ill. 33€.

Musiques occitanes (Camille Martel et Jordan Saisset)

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Cent disques qui ont  marqué la musique occitane du revival des années 70 à l’époque très contemporaine sont brièvement analysé parce tandem de jeunes trentenaires. C’est donc une référence immédiate pour les amateurs. Et, ma foi, ils ne se sont pas beaucoup trompé en ciblant ce qui tient la route sur le plan musical, mais aussi sociétal. Ah ! Los del Sauveterre, Marti, Mans de Breish, Lo Dalfin, La Talvera…
 
235p. 20€

Li roges dau Miegjorn (Fèlis Gras)

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Un jeune homme a le tort d’aimer la fille du noble qui persécute sa mère, nous sommes en 1792. Il rejoint le bataillon qui, de Marseille, monte vers Paris, chantant quelque chose d’entrainant qui restera dans l’Histoire…Certains crieront à l’Hérésie, car le texte de 1895 est ici adapté à la graphie classique. L’ouvrage est bien illustré, comme dans la presse d’époque, où ce fut un feuilleton à succès. Extrait : « e n’en tire que mai sus la correja, e n’en cride que plus fòrt : « Viva la Nacien ! » meme que fau petar de tròns e mai d’ulhauç, n’en vòs-n’en aquí, li coquins, lei bregands, li « sacre de mila Dieune »

180p. 17,50€

Esperit de sau (Matthieu Poitavin)

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Trois nouvelles longues dans lesquelles le fantastique s’invite, et révèle des réalités psychologiques difficiles. L’histoire du chapeau du défunt qui retourne au domicile de sa veuve devrait être mis sous tous les yeux capables de lire l’occitan, ou en voie de l’apprendre ! extrait : « Pausas ta pala. Eissugas ton frònt. Levas uech tonas de sau. Avèm pas idèa d’obrar ansin un jorn de julhet ! Lo soleu te coi.»
 
165p. 14€

De mèu e de juscla (Danielle Julien)

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Une grande auteure très discrète. Ce recueil associe les éléments de la Camargue et des rives du Rhône à des hommes aimés. Les sentiments passent par le bois, le sable, la salicorne. Extrait : « lei ressòns aguts de l’aire me portavan lo racònte dei fòlas corsas de Gandar ò de Vovò. Graniers comols, estobles negres fumejants, gralhas, gabians e aucelilha esperavan per se conflar lo gavai ». L’aucèu libre sait honnorer ses auteurs avec de beaux librions, ici c’est le cas, les illustrations épousent le texte.
 
48p. 10€.

Minusculitats (Magalí Bizot-Dargent)

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Petits textes qui l’air de rien, minaudant ici ou semblant  s’égarer là, disent toujours des choses importantes sur nous, la société, l’histoire. Extrait : « Un jorn ma camba s’alassèt. Un jorn ma camba n’aguèt son pron, e me quitèt ! Me faguèt dròle, lo pòdi dire, de la veire s’aluenchar, dins lo grand corredor nus, lòng e triste. Sautjava, leugiera, liura, desliurada qu’èra dau pes de tot un còrs, lo mieu. »
 
155p.12€

Mercredi 21 Décembre 2016
Michel Neumuller




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