La carte qui parle croquant

Une unité du CNRS a mis au point, avec l'aide de locuteurs, une carte de France des (nombreux) parlers des différentes langues autochtones territoriales.

126 ! Voilà le chiffre incroyable des dialectes différents des langues de France, tels que répertoriés pour vos oreilles par un laboratoire du CNRS, à Orsay.

 






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Daphnis et Alcimadura en occitan à l’Opéra de Toulon en 2018



TOULON. L'oeuvre en occitan est programmée pour la saison 2017-2018, les réservations seront ouvertes en mai. L'opéra, lui, avait été créé en 1754.



Du 14 au 21 mars Daphnis et Alcimadure (photo MN)
Du 14 au 21 mars Daphnis et Alcimadure (photo MN)
La critique sans appel, concernant l’opéra, du genre : « c’est réservé à une élite », « c’est inaccessible », « c’est pas populaire »… relèvera-t-elle définitivement de la mauvaise idée reçue en 2018, au moins à Toulon.
 
L’Opéra de l'Agglomération renouera, en effet, avec l’élément le plus populaire qui soit, la langue du pays. « J’en avais envie depuis longtemps, se confronter à une nouvelle langue d’opéra est un défi, bien entendu, mais exhumer ce  qui, sur scène, avait si peu de chances de ré-émerger, est surtout enthousiasmant pour un musicien qui a mon expérience ».
 
Ainsi nous parle Lawrence Forstear, le directeur artistique de l’Opéra de Toulon, qui donnera en mars 2018, dans exactement un an, Daphnis et Alcimadura. L’œuvre de Cassanéa de Mondoville n’avait été donnée, pour sa création en 1754, qu’à deux reprises, mais à Fontainebleau, et devant Louis XV, dont la chronique affirme qu’il avait apprécié.
 
« C’est bien plus une pastorale qu’un véritable opéra, un format court dirait-on aujourd’hui » explique Jean-Christian Malliard. Le musicologue auquel L’Opéra de Toulon a confié l’adaptation musicale au texte languedocien que Romain Tonnarelli mettra en bon provençal d’ici quelques mois. Ecoutons-le.
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« Ce n’est pas une mince affaire, le languedocien –surtout celui du XVIIIè siècle - ne se prête pas toujours à la musicalité du provençal, et une réécriture partielle de la partition s’avère indispensable. »

Difficile adaptation du languedocien au provençal

Marie-Josèphe La Guerre avait créé le rôle de Daphnis à Fontainebleau en 1754 (photo BNF DR)
Marie-Josèphe La Guerre avait créé le rôle de Daphnis à Fontainebleau en 1754 (photo BNF DR)
Ainsi quand le berger Alcimadure crie son désintéressement, c’est de cette façon : « De bijós ieu ne’n chaute pas », et l’adaptation provençal dira plutôt « De belòias, ieu me’n garci ben ». Au passage le texte gagne une syllabe, qu’il faudra bien soutenir par des notes supplémentaires. A multiplier par quelques centaines de vers…Et nous vous laissons deviner le languedocien qui a donné lieu à la tournure du second acte : « D’aquelei peis que nos avètz tirats de vòstrei fielàs / Se’n congostarem segur lo ventre mai tanben la mèussa ».
 
Daphnis et Alcimadure s’intercalera entre les Noces de Figaro (Mozart) en février, et La Norma (Bellini) en avril. La distribution fera appel à la soprano Patrizia Chiofri, une habituée de la Place Reyer, à Marseille, et au baryton Alain Banzo.
 
Les réservations seront ouvertes à partir de mai.
 
Une première fois recrée pour le Festival de Radio France Montpellier en 1981, Daphnis n’avait connu que quelques réapparitions depuis sur les scènes françaises.
 
A quand la mise en chantier d’une nouvelle production de Beatriz de Planissòlas, l’opéra de Jacques Charpentier et René Nelli, qui avait triomphé au Festival d’Aix-en-Provence en 1971 ?
 

Samedi 1 Avril 2017
Renat Mine



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